Appel à contributions

Appel à contribution

I. L’avénement de l' »anthropocène » (Paul Crutzen, 2000), ou “Ecoumène” (Christian Grataloup), anthropozoïque (Stoppani, 1873), noosphère (de Chardin, 1922, Vernadsky, 1936), érémozoïque (Wilson, 1992), anthrocène (Revkin, 1992), etc. :

– Cette étape marque-t-elle le stade final d’une évolution qui débouche sur le rôle central pris par l’humanité dans le destin géologique et écologique de la Planète, est-elle une suite de destructions entamée par nos ancêtres chasseurs-cueilleurs jusqu’à la modification actuelle du climat ?

– Est-elle au contraire la prise de conscience tardive de ce que signifie cette évolution?

– Assiste-t-on à l’infirmation partielle de la thèse de Nicolas Copernic au 16e siècle, qui privait la Terre de sa position privilégiée au centre de l’Univers et renvoyait les hommes à sa périphérie?

– Le recoupement de la nature et de la culture (Philippe Descola) comme concepts autonomes dans les sciences classiques invite-t-il à un changement de paradigme, par l’exclusion des conceptions monodisciplinaires et le recours à la méthode transdisciplinaire, pour circonscrire des systèmes complexes et appliquer des stratégies holistiques?

– La crise des sciences humaines et sociales qui résulte de cette bifurcation appelle à la réconciliation entre celles-ci et les sciences naturelles, dans la recherche de modèles complexes et globaux des savoirs.

– La perdurance des facteurs culturels enracinés dans les structures familiales (Peter Laslett, Emmanuel Todd) relativise l’universalité des conceptions du genre humain et la gestion collective du globe.

– Les impératifs du développement économique  peuvent-ils s’accommoder de la maîtrise de l’évolution du climat?  La poursuite de la croissance, l’accroissement des inégalités (Thomas Piketty) et les conflits interculturels vus comme obstacles à une politie mondiale.

– Se dirige-t-on vers l’effondrement ultime de la civilisation (Jared diamond) comme conséquence de l’ “ecocide” en cours?

 

II. Les lectures du politique

– La diversité et le sens des pratiques institutionnelles du politique et la notion de « politique » interprétée selon les différents contextes culturels.

– Que devient le « politique » dans l’analyse culturelle comparée ?

– L’impuissance des institutions politiques face à la “crise” mondiale. Les structures gérées par le politique (droits de propriété, répartition des ressources publiques, etc.) ont-elles pour effet de maximiser l’efficacité et le potentiel de croissance de l’économie?

– La politique doit-elle se soumettre au rationalisme scientifique et à ses applications technologiques, s’agissant notamment de l’évolution du climat?

– La faillite du politique et le désengagement des citoyens qui s’ensuit, du niveau local  à la sphère mondiale permettent-ils l’émergence d’une communauté humaine sans exclusion? Les institutions politiques seront-elles capables de s’entendre au niveau mondial, à l’heure où s’annonce  un “renversement du monde”?

– Que peuvent les mouvements sociaux, les initiatives écologiques et la société civile dans leurs expressions locales, régionales et mondiales?

 

III. Economie de la culture et culture de l’économie

– La culture à fondement économique

– Le sort de l’édition face aux autres secteurs culturels

– La place et le rôle des secteurs culturels dans le développement culturel des sociétés (suite de la réunion d’experts, Unesco/Commission nationale du Canada, Montréal, 9 au 13 Juin 1980)

– Economie de la culture : l’offre et la demande et les interrelations des divers secteurs relevant de la culture

– L’ancien et le nouveau : accès aux œuvres classiques et à la production culturelle contemporaine

– La culture comme « soft power » : rayonnement économique et politique des produits culturels régionaux, nationaux et internationaux

– “Soft power is cultural power” (Joseph S. Nye). Les trois ressources du rayonnement d’un pays : culture, valeurs politiques et politique extérieure (vue comme légitime et pourvue d’une autorité morale)

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